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Elodie, un an en Corée du Sud

Elodie

Mon projet

Pourquoi j’ai décidé de partir :

La Corée du Sud est un pays qui me plait beaucoup et j'ai voulu le découvrir plus en profondeur. C'était l'occasion ou jamais puisque l'Université de Franche-Comté a des partenariats avec plusieurs universités coréennes pour envoyer des étudiants en échange universitaire. J'ai profité de cette opportunité pour partir, ce qui m'a permis d'obtenir des aides au niveau du logement ainsi qu'une bourse d'étude.

Je raconte mon séjour en quelques lignes :

Ma première impression de la Corée du Sud fut qu'il y faisait très chaud. Je savais que l'été y était très chaud et humide, mais le ressentir physiquement m'a fait un choc. Mon avion a atterri à la capitale, mais je n'y suis que quelques jours avant de descendre à Busan. Je suis arrivée sur place presque 15 jours avant le début des cours, ce qui m'a permis de m'acclimater mais aussi de me promener un peu dans la ville avant de devoir rejoindre le campus. Les campus en Corée ressemble beaucoup à des campus Etats-uniens : tout est regroupé au même endroit, et les chambres du dortoir sont faites pour deux personnes. Vivre à deux, avec une inconnue, dans une petite chambre de 18m² s'avère assez difficile, mais c'était une bonne expérience de vie, et j'ai ainsi pu lier une bonne amitié avec ma colocataire. Bien que je sois partie en Corée dans un contexte universitaire, en réalité je n'ai pas vraiment étudié. J'ai suivi les cours pour continuer à percevoir ma bourse d'étude, mais ce que je retiens surtout ce sont les moments que j'ai passé en dehors des salles de cours. Les heures passées à la salle de boxe avec un professeur qui ne parlait pas plus de trois mots d'anglais ; les sorties avec notre groupe d'études du coréen ; toutes les fois où, avec les autres étudiants d'échange, nous sommes sortis boire un coup ou manger un bout en ville. Quand j'essaie de me souvenir des moments les plus forts de mon séjour, je pense à trois journées : celle du repas de Noël que j'ai passé avec une amie venue spécialement de Séoul, où j'ai cuisiné la purée la plus lamentable qui m'est été donnée de voir ; la nuit du Nouvel An que j'ai passé à Séoul au sommet de la tour Namsan à attendre que le jour se lève ; et la troisième fut au tout début de mon séjour, je suis partie me promener sans trop savoir où j'allais. J'ai suivi mes pas, me suis retrouvée dans un quartier de maisons aux toits bleus, puis je me suis perdue et j'ai fini par arriver dans une bibliothèque où j'ai lu mon premier livre intégralement en coréen. C'était un livre pour enfant mais j'avais été vraiment contente sur le coup ! Je garde tellement de souvenirs de mon voyage que je ne peux choisir lesquels sont les plus importants mais ces trois journées m'ont marquées. En particulier celle où je me suis perdue, parce que c'est le moment où j'ai vraiment réaliser que Busan était une ville pleine de charme et que je voulais y rester. A partir de ce moment-là je n'ai plus voulu revenir en France.
Au niveau de la population coréenne, elle est comme partout. Il y a des jeunes et il y a des vieux. Le fort développement de la Corée ces cinquante dernières années à été spectaculaire au niveau des technologies, mais en se promenant dans les villes et en y vivant, on remarque vite que le volet social a été un peu laissé de côté. Les personnes âgées sont les plus surprenantes, et ce pour plusieurs raisons. Passés 50 ans, les Coréens, et les femmes surtout, pensent qu'ils n'ont pas à respecter personne et surtout pas les étrangers. Il y aura toujours l'exception, le gentil papi ou la gentille mamie, qui va venir parler un coup avec nous, mais dans la plupart des cas ils nous ignorent, et nous bousculent. Mis à part ça, il y a des choses auxquelles je n'ai jamais pu m'habituer, comme le fait que les Coréens crachent dans les rues (sans regarder si quelqu'un se trouve derrière ou non), d'autres qui n'ont eu de cesse de me surprendre, comme le fait qu'il soit interdit de fumer dans toutes les grandes rues, et d'autres que j'ai adoré, comme le karaoké. Si je ne me souviens pas de toutes les fois où je suis allée au karaoké durant mon année en Corée, je suis pourtant absolument certaine qu'il n'y a pas une fois où je ne me suis pas follement amusée!

Mon conseil pour les jeunes comme moi :

Mon conseil serait de ne pas se décourager, d'oser faire une folie dans sa vie. Quand j'ai appris que je pouvais partir en Corée en échange, la personne qui s'occupait de réceptionner le dossier m'a dit qu'il ne fallait pas que je lâche l'affaire. Qu'il y avait beaucoup de papiers à remplir, que j'allais devoir faire pas mal de démarches, mais que je devais aller jusqu'au bout parce que le jeu en valait la chandelle. Et c'était vrai. Les formalités administratives sont ennuyeuses mais nécessaires, et l'expérience qu'il y a à la clé vaut la peine d'être persévérant. Je dirais également qu'il faut s'attendre à ce que tout ne se passe pas comme en France. Même en connaissant un peu la culture coréenne, j'ai été surprises à de nombreuses reprises de la façon dont certaines choses se déroulent en Corée. Entre autre l'administration. Un papier qui, en France, vous prend 3 semaines à avoir (entre le moment de la demande et le moment où on vous le donne) vous sera donné en 3 jours en Corée, c'est pourquoi lors de l'inscription à l'université et dans le dortoir les délais étaient très courts. les Coréens n'ont pas conscience de la lenteur avec laquelle nous recevons nos papiers administratifs, il faut donc être prévoyant et ne pas s'y prendre au dernier moment pour demander les attestations de fonds et les relevés de notes traduits.
Pour finir, une fois sur place, je conseille aux personnes de ne jamais hésiter à faire quelque chose, et d'oser tenter des choses qu'elles n'avaient peut-être jamais faite avant. un voyage à l'étranger, c'est le moment idéal pour tenter tout un tas de nouveautés et ce serait perdre quelque chose de l'expérience que de se priver de opportunité sous prétexte de timidité ou de peur du ridicule.


Mes bons plans sur place

  • Se loger : Guesthouse
  • Se déplacer : Bus Express entre les différentes villes du pays
  • Manger : Les restaurants de rues
  • Sortir : Les karaokés

Les prix moyens sur place (en monnaie locale)

  • Un ticket de bus / métro : 1 300 wons
  • Un restau : 5 000 à 15 000 wons selon le restau
  • Un café : 4 000 wons

Les mots de la fin

  • Mon séjour en trois mots : Musique, Amitié, Merveilleux
  • Qu'est-ce qui me manque le plus : Les kimbaps, les jeon (pancakes Coréens), et le karaoké
  • L'anecdote : La fois où une amie ivre n'a pas arrêté de me cracher dessus alors que je la mettais au lit
  • Le plus difficile pour moi : Oser parler coréen à des natifs
  • Ce à quoi je ne m'attendais pas du tout : A ce que ma peau décide de ne pas supporter le climat coréen en été
  • Une chose incroyable que j'ai faite : Faire le tour des villes majeures de Corée en solo

Ses photos / illustrations ...

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